Vue panoramique d'une route sinueuse de montagne à La Réunion avec une voiture traversant un paysage tropical luxuriant
Publié le 11 juin 2024

Le vrai secret pour une location réussie à La Réunion n’est pas la catégorie de la voiture, mais le calcul de votre « équation de charge » : le rapport entre le couple moteur du véhicule et le poids total de votre expédition.

  • Le couple moteur est plus important que la puissance brute pour affronter les montées abruptes de l’île.
  • L’assurance rachat de franchise est non-négociable dans les Hauts, où un simple accrochage peut coûter plus de 500 €.
  • Un petit loueur « péi » peut offrir une assistance plus rapide et personnalisée en cas de panne qu’une plateforme nationale.

Recommandation : Avant de réserver, évaluez précisément votre programme (nombre de personnes, bagages, routes prévues) pour choisir un moteur adapté, et pas seulement le prix le plus bas.

Vous l’imaginez déjà, ce virage qui dévoile une vue imprenable sur le cirque de Cilaos ou la côte sauvage. Mais dans votre voiture de location, l’ambiance est moins poétique : le moteur de votre petite citadine hurle en première, la climatisation est coupée pour grappiller quelques chevaux et une odeur de chaud commence à se faire sentir. C’est une scène malheureusement classique pour de nombreux touristes à La Réunion, séduits par un tarif de location attractif sans anticiper la réalité du terrain.

Les conseils habituels sont souvent vagues. On vous dira de « prendre une voiture assez puissante » ou de « privilégier un SUV », sans plus de précision. Ces recommandations génériques ne vous aident pas à faire un choix malin, adapté à la fois à votre budget et à votre programme. En tant que loueur indépendant sur l’île, mon objectif est simple : que vos vacances ne soient pas gâchées par un mauvais choix de véhicule. Car une location réussie, c’est avant tout une question d’adéquation.

La clé n’est pas tant la catégorie de la voiture, mais une équation simple que peu de voyageurs prennent le temps de faire : celle qui met en balance le couple du moteur, le poids total que vous transportez (passagers et bagages inclus) et l’utilisation de la climatisation. Une Clio diesel récente peut se révéler bien plus vaillante dans la montée vers le Maïdo qu’une petite essence « haut de gamme » sur le papier, mais à la peine une fois chargée.

Dans cet article, nous allons donc laisser de côté les idées reçues pour nous concentrer sur les vrais points de vigilance. Du choix de la motorisation à l’inspection du bas de caisse, en passant par les pièges du budget transport, je vais vous donner les conseils honnêtes d’un professionnel local pour que votre seul souci sur la route soit de choisir la prochaine musique.

Pour vous aider à naviguer parmi ces décisions cruciales, cet article est structuré pour répondre point par point à toutes les interrogations que vous pourriez avoir. Découvrez ci-dessous les thèmes que nous allons aborder pour faire de votre location de voiture à La Réunion un véritable atout pour votre séjour.

Pourquoi une petite citadine 1.0L est un enfer avec 4 personnes et les bagages ?

L’offre est tentante : une petite citadine économique, parfaite pour se faufiler et se garer facilement. Sur le papier, c’est l’idéal. Dans la réalité des routes réunionnaises, c’est souvent le début des problèmes. Le souci ne vient pas de la voiture elle-même, mais de son moteur, en particulier les petits blocs essence de 1.0L ou 1.2L. Ces moteurs sont conçus pour l’efficacité en ville, sur terrain plat. Mais confrontez-les à une montée comme celle de Takamaka, avec quatre adultes à bord, les valises dans le coffre et la climatisation en marche, et vous atteignez rapidement ce que j’appelle le point de rupture mécanique.

Le paramètre technique à comprendre ici est le couple moteur, bien plus important que la puissance (les chevaux) en montagne. Le couple, c’est la force de traction du moteur à bas régime. C’est ce qui vous permet de « tirer » la voiture sans devoir constamment rétrograder et faire hurler le moteur. Les petits moteurs essence ont un couple faible, qui diminue encore avec l’altitude et l’usage de la climatisation (qui peut consommer jusqu’à 15% de la puissance). Un moteur diesel, même de puissance équivalente, offrira généralement un meilleur couple, rendant la conduite en montagne bien plus sereine.

L’expérience d’un touriste montant au Piton de la Fournaise avec une Hyundai i10 chargée à bloc est très révélatrice : il raconte avoir passé plus de temps à se demander si la voiture allait tenir la montée qu’à admirer le paysage. Comme le confirment les conseils des loueurs locaux, le moteur des citadines est souvent insuffisant en montagne. Si vous êtes plus de deux personnes avec des bagages, ou si votre programme inclut des visites dans les Hauts (cirques, Volcan, Maïdo), je vous conseille très honnêtement de passer à la catégorie supérieure avec une motorisation plus coupleuse, idéalement diesel ou un essence turbo-compressé de 1.2L minimum.

Comment inspecter le bas de caisse avant de signer le contrat ?

À La Réunion, les dangers pour une carrosserie ne se limitent pas aux parkings étroits. Les routes des Hauts, les radiers (passages de rivière submersibles), les nids-de-poule cachés après une averse ou les bas-côtés non stabilisés sont autant de pièges pour les parties basses de votre véhicule. Le bas de caisse, les jantes et les protections plastiques sous le moteur sont particulièrement exposés. Un choc, même léger, peut entraîner des frais de réparation importants, souvent mal couverts par les assurances de base.

Avant de prendre la route, une inspection rigoureuse et documentée est votre meilleure protection. Ne vous contentez pas du tour rapide proposé par l’agent de location. Prenez votre temps, accroupissez-vous et utilisez la lampe torche de votre téléphone pour vérifier méticuleusement l’état du véhicule. C’est une étape qui peut vous sembler fastidieuse, mais qui peut vous épargner des centaines d’euros au retour.

Gros plan macro sur le bas de caisse et les protections d'une voiture de location

Comme le montre cette image, les zones à risque sont nombreuses. Portez une attention particulière aux jantes, qui frottent facilement contre les trottoirs hauts ou les rochers, et aux boucliers avant et arrière. Le moindre impact, la moindre rayure, le moindre élément cassé ou manquant doit être signalé et noté sur l’état des lieux. La meilleure pratique est de filmer intégralement le véhicule en présence du loueur, en énonçant la date et l’heure au début de la vidéo. Ce document sera votre preuve irréfutable en cas de litige.

Votre plan d’action pour une inspection sans faille

  1. Filmez l’intégralité du véhicule : Faites un tour complet de la voiture, intérieur comme extérieur, en zoomant sur les jantes, les pare-chocs et le bas de caisse. Énoncez la date et l’heure à voix haute.
  2. Documentez chaque défaut : Prenez des photos de chaque rayure, bosse ou impact existant. Assurez-vous que chaque défaut est consigné par écrit sur la fiche d’état des lieux avant de la signer.
  3. Vérifiez les points sensibles : Contrôlez l’état des protections plastiques sous le moteur, les jantes (y compris l’intérieur), et la pression des pneus, souvent négligée sur les modèles économiques.
  4. Confirmez avec le loueur : Faites valider chaque point noté par l’agent de location. Une signature conjointe sur un état des lieux détaillé est votre meilleure garantie.
  5. Conservez vos preuves : Gardez précieusement la vidéo, les photos et une copie de la fiche d’état des lieux jusqu’à ce que votre caution soit entièrement restituée.

Enseigne mondiale ou petit loueur péi : qui offre le meilleur service en cas de panne ?

Le choix entre une grande enseigne internationale présente à l’aéroport et un petit loueur local, dit « péi », est un véritable arbitrage. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, seulement un choix à faire en fonction de vos priorités : le prix, la tranquillité d’esprit, ou la flexibilité. En tant que professionnel, je peux vous dire que les deux modèles ont leurs forces et leurs faiblesses, surtout lorsqu’un imprévu comme une panne survient.

Les grandes enseignes offrent la sécurité d’une flotte de véhicules très récents et d’une assistance nationale disponible 24/7. Cependant, cette assistance est souvent une plateforme téléphonique délocalisée qui peut avoir du mal à gérer l’urgence dans un lieu isolé comme le cirque de Salazie. Le temps d’intervention d’une dépanneuse peut alors atteindre plusieurs heures, compromettant une journée de vacances. De leur côté, les petits loueurs indépendants proposent souvent des tarifs bien plus attractifs, parfois 30 à 40% moins chers, surtout si vous louez en dehors de l’aéroport. Leur flotte peut être un peu plus ancienne, mais généralement bien entretenue. Leur véritable atout en cas de pépin est le contact direct : vous appelez le patron, qui, grâce à son réseau local, peut parfois trouver une solution bien plus rapidement.

Le tableau suivant résume les principaux points de comparaison pour vous aider à faire votre choix en connaissance de cause.

Comparaison enseignes mondiales vs loueurs locaux
Critère Enseigne mondiale Loueur local (péi)
Assistance Plateforme nationale 24/7 Contact direct patron
Temps d’intervention Peut atteindre 3h dans les Hauts Variable selon relations locales
Flotte Véhicules récents Plus anciens mais bien entretenus
Prix location Plus élevé à l’aéroport 30-40% moins cher hors aéroport
Franchise 1200-1500€ 500-1500€ selon véhicule

L’erreur de ne pas prendre l’assurance rachat de franchise quand on va dans les hauts

C’est l’une des erreurs les plus coûteuses que vous puissiez faire. Au moment de signer le contrat, l’option « rachat de franchise » peut sembler être une dépense superflue, un moyen pour le loueur d’augmenter la facture. Laissez-moi être très clair : sur les routes de La Réunion, cette assurance n’est pas un luxe, c’est une nécessité absolue. La franchise, c’est le montant qui reste à votre charge en cas de dommage responsable (ou sans tiers identifié). À La Réunion, cette somme est loin d’être symbolique. Selon les données des loueurs réunionnais, la franchise s’élève entre 500€ et 1500€, une somme capable de plomber sérieusement un budget vacances.

Penser « je vais faire attention » est un pari risqué. Les routes des Hauts sont étroites, sinueuses, et parfois bordées de roches ou de branches. Un croisement difficile dans une ruelle de l’Entre-Deux, une branche qui raye la portière sur une route forestière, un caillou projeté sur le pare-brise par un camion sur la Route du Littoral… les occasions de « petits » dégâts sont innombrables. Et ces « petits » dégâts coûtent cher :

  • Rétroviseur arraché : environ 350€
  • Jante frottée contre un rocher au Pas de Bellecombe : environ 250€
  • Portière rayée par une branche : jusqu’à 500€

Le coût du rachat de franchise (total ou partiel) est dérisoire en comparaison. C’est l’assurance de conduire l’esprit tranquille, en sachant qu’un petit accrochage ne se transformera pas en catastrophe financière. Attention cependant : lisez bien les exclusions. Les dommages au bas de caisse, aux pneus ou aux parties hautes du véhicule (le toit) sont souvent exclus, même avec un rachat total de franchise. La vigilance reste donc de mise.

Quand l’option kilométrage illimité devient-elle rentable face au forfait ?

La plupart des contrats de location à La Réunion proposent soit un forfait kilométrique (par exemple 100 km/jour), soit une option « kilométrage illimité » pour un coût journalier supplémentaire. Le choix dépend entièrement de votre programme. Sous-estimer vos déplacements peut transformer une offre de base attractive en une facture finale salée, chaque kilomètre supplémentaire étant facturé. Le coût du kilomètre hors forfait est significatif, se situant généralement entre 0,30€ et 0,50€ par km. Une journée de visite imprévue peut donc vite coûter cher.

Pour savoir si l’option illimitée est rentable pour vous, il faut évaluer votre profil de voyageur. On peut distinguer trois grands scénarios pour une semaine de séjour :

  • Le profil « Farniente dans l’Ouest » : Vous logez à Saint-Gilles ou dans les environs et prévoyez principalement de profiter des plages de l’Ermitage, de Boucan Canot et du lagon. Vos déplacements se limiteront à quelques restaurants et marchés locaux. Dans ce cas, vous parcourrez probablement autour de 400 km dans la semaine. Un forfait de 700 km (100 km/jour) sera amplement suffisant.
  • Le profil « Aventure & Rando » : Votre camp de base est dans l’Ouest, mais vous prévoyez plusieurs grosses excursions : le cirque de Salazie, le Volcan, et peut-être une incursion à Cilaos. Ces allers-retours depuis la côte accumulent rapidement les kilomètres. Vous atteindrez facilement les 750 km par semaine. L’option illimitée commence à devenir très intéressante.
  • Le profil « Le Grand Tour » : Vous voulez tout voir. Faire le tour complet de l’île, monter à tous les points de vue, visiter les cirques et ne rien manquer. Votre compteur affichera sans peine plus de 1000 km en une semaine. Ici, le kilométrage illimité n’est plus une option, c’est une obligation pour ne pas voir votre budget exploser.

Le calcul est simple : estimez votre kilométrage total et comparez le coût des kilomètres supplémentaires à celui de l’option « illimité ». En règle générale, si vous prévoyez plus de deux grosses excursions dans les Hauts, l’option illimitée est presque toujours le choix le plus judicieux et le plus serein.

L’erreur de ne pas inclure l’essence et les parkings dans le budget transport

Le budget de votre voiture de location ne s’arrête pas au prix affiché par le loueur. Pour avoir une vision juste de votre « budget transport global », vous devez impérativement intégrer deux postes de dépenses souvent sous-estimés : l’essence et le stationnement. À La Réunion, ces deux éléments peuvent représenter une part significative de vos dépenses, surtout si vous êtes mobile.

Premièrement, le prix de l’essence. Il est réglementé et identique dans toutes les stations de l’île, mais il reste élevé. Par exemple, il faut compter environ 1,68€ le litre de sans-plomb en juillet 2024. Une voiture de catégorie intermédiaire consommant 7L/100km vous coûtera près de 12€ pour 100 km. Pour un séjour « Aventure & Rando » de 750 km, cela représente déjà un budget carburant de près de 90€. C’est une somme à anticiper.

Deuxièmement, le stationnement. Si de nombreux sites naturels offrent des parkings gratuits, les zones les plus touristiques, en particulier sur le littoral, sont devenues payantes et les tarifs peuvent grimper vite. Voici quelques points de vigilance :

  • Le front de mer de Saint-Gilles et de l’Ermitage : Le stationnement est quasi intégralement payant. Les horodateurs peuvent vous coûter jusqu’à 15€ pour une journée.
  • Les centres-villes : Saint-Pierre et Saint-Denis ont des politiques de stationnement payant strictes. Privilégiez les parkings en ouvrage pour des stationnements longs ou, à Saint-Denis, les parkings relais gratuits en périphérie.
  • Le Pas de Bellecombe (Volcan) : L’accès au parking principal est payant sous forme d’un forfait par véhicule.
  • L’astuce locale : Pour des courses rapides, les parkings de supermarchés sont souvent une bonne alternative gratuite, mais attention à ne pas y laisser votre véhicule toute la journée.

En additionnant le coût de l’option kilométrage illimité, l’assurance, l’essence et le parking, vous obtenez le vrai coût de votre mobilité sur l’île. L’anticiper évite les mauvaises surprises.

Boîte automatique ou manuelle : laquelle est la plus confortable pour les 400 virages ?

La question de la transmission est un débat classique. Pour beaucoup, la boîte automatique est synonyme de confort et de simplicité, surtout dans les embouteillages. À La Réunion, et en particulier sur des routes mythiques comme celle de Cilaos et ses 400 virages, la réponse est plus nuancée. Une boîte automatique peut être un allié précieux, mais aussi une source de désagrément si elle n’est pas bien conçue ou utilisée.

Le principal avantage de l’automatique est évident : elle vous libère de la gestion de l’embrayage et des vitesses, vous permettant de vous concentrer à 100% sur votre trajectoire et sur le paysage. En descente, elle apporte une tranquillité d’esprit. Cependant, toutes les boîtes automatiques ne se valent pas. Certains modèles d’entrée de gamme ont des gestions électroniques peu adaptées à la montagne. Comme le souligne un client dans un avis, l’expérience peut être frustrante :

La boîte auto était mal réglée/conçue pour de la route de montagne (changement de rapport en milieu d’épingle et, conséquemment, réaction brutale à la ré accélération)

– Client Auto Europe, Avis clients location La Réunion

Ce phénomène peut être déstabilisant. En contrepartie, la boîte manuelle, si vous y êtes habitué, vous donne un contrôle total. Elle vous permet d’utiliser le frein moteur de manière beaucoup plus efficace, en restant en seconde ou troisième dans les longues descentes. Cela évite la surchauffe des freins, un risque bien réel sur l’île. C’est un gage de sécurité et de maîtrise.

Vue aérienne minimaliste de la route aux 400 virages de Cilaos serpentant dans la montagne

Mon conseil est le suivant : si vous n’êtes pas parfaitement à l’aise avec une boîte manuelle, optez pour une automatique, mais privilégiez un modèle récent qui disposera probablement d’un mode séquentiel (‘S’ ou palettes au volant). Ce mode vous permettra de forcer le rapport engagé et de bénéficier d’un meilleur frein moteur, combinant ainsi le meilleur des deux mondes. Si vous êtes un conducteur expérimenté, la boîte manuelle reste une option très pertinente pour un contrôle optimal sur les routes les plus exigeantes de l’île.

À retenir

  • Le couple moteur est plus important que la puissance pour affronter les montées réunionnaises ; ne vous fiez pas qu’aux chevaux.
  • Une inspection filmée du véhicule (surtout bas de caisse et jantes) avant le départ est votre meilleure assurance contre les litiges au retour.
  • Le coût d’un rachat de franchise est dérisoire face au prix d’une simple rayure ou d’un rétroviseur arraché sur les routes étroites des Hauts.

Route du Littoral : comment anticiper les basculements pour ne pas rater votre avion ?

C’est la hantise de tout voyageur le jour du départ : se retrouver bloqué sur la Route du Littoral, cet axe vital qui relie l’ouest et le nord de l’île à l’aéroport Roland Garros. Cette route est tristement célèbre pour ses fermetures, totales ou partielles (le fameux « basculement » sur les voies côté mer), dues à la houle ou aux risques de chutes de pierres de la falaise. Anticiper ces fermetures est crucial pour ne pas rater votre vol.

Le jour de votre départ, la consultation de l’info trafic n’est pas une option, c’est une obligation. Ne vous fiez pas uniquement à votre application GPS habituelle. Voici les outils et stratégies à adopter pour une tranquillité d’esprit maximale :

  • Le site officiel : La référence absolue est le site inforoutes.cgreunion.fr. Consultez-le avant de partir de votre hébergement.
  • Les réseaux sociaux : La page Facebook « Radar 974 » est une excellente source d’information en temps réel, souvent mise à jour par la communauté des automobilistes.
  • Identifier les périodes à risque : Le risque de fermeture est maximal durant la saison cyclonique (de janvier à mars) et pendant les épisodes de forte houle australe (principalement de mai à septembre).

Si la route est basculée ou fermée, vous devez avoir un plan B. Il en existe deux, mais chacun a ses contraintes :

  1. La Route de La Montagne (RD41) : C’est l’itinéraire de délestage principal. Il vous fera perdre 30 à 45 minutes par rapport à un trajet fluide sur la Route du Littoral. C’est une route sinueuse, déconseillée de nuit ou par temps de pluie si vous n’y êtes pas habitué.
  2. La Route des Plaines : Cet itinéraire est une solution de dernier recours si vous venez de l’ouest ou du sud. Il implique de traverser l’île par l’intérieur via la Plaine des Palmistes et la Plaine des Cafres pour rejoindre Saint-Benoît puis l’aéroport. Comptez 1h30 à 2h de trajet supplémentaire.

Le jour du départ, prévoyez donc une marge de sécurité très large. Mieux vaut attendre une heure de plus à l’aéroport que de regarder son avion décoller depuis un embouteillage sur la route.

Maintenant que vous avez toutes les cartes en main, des subtilités du moteur aux pièges de l’assurance, l’étape suivante est simple. Avant même de consulter les comparateurs de prix, prenez un instant pour définir précisément votre projet de voyage. Listez votre programme, le nombre de passagers et le volume de vos bagages. C’est en confrontant ces besoins réels aux options de motorisation que vous ferez un choix éclairé et que vous vous assurerez des vacances sereines, loin des galères mécaniques.

Rédigé par Laurent Fontaine, Consultant en logistique de voyage et ancien gestionnaire de flotte automobile. Expert en optimisation d'itinéraires et conduite locale. 18 ans d'expérience dans le transport.