
L’île de La Réunion offre un cadre exceptionnel pour les amateurs de loisirs balnéaires, avec ses 22 kilomètres de lagons protégés et ses plages aux ambiances variées. Cette destination tropicale unique combine la sécurité des infrastructures françaises avec l’exotisme de l’océan Indien, créant un environnement idéal pour profiter des plaisirs aquatiques. La diversité des sites côtiers permet à chaque visiteur de trouver l’expérience qui lui correspond, qu’il s’agisse de détente familiale dans les lagons sécurisés ou d’aventures nautiques plus dynamiques. La richesse des écosystèmes marins réunionnais, protégée par des récifs coralliens exceptionnels, offre des opportunités uniques d’observation de la faune tropicale et de pratique d’activités subaquatiques dans un cadre préservé.
Plages emblématiques de la côte ouest réunionnaise : boucan canot et roches noires
La côte ouest de La Réunion concentre les plus belles plages de sable blanc de l’île, bénéficiant d’un climat sous le vent particulièrement favorable aux activités balnéaires. Cette façade maritime, protégée des alizés dominants, offre des conditions météorologiques stables avec un ensoleillement optimal et des températures d’eau oscillant entre 23°C et 30°C tout au long de l’année. Les plages de cette région se distinguent par leur diversité d’ambiances, allant des spots familiaux sécurisés aux zones plus sauvages prisées des surfeurs et des amateurs de sensations fortes.
Conditions de baignade sécurisée à boucan canot face aux courants océaniques
La plage de Boucan Canot, située au nord de Saint-Gilles, représente l’une des destinations balnéaires les plus prisées de l’île malgré ses défis océanographiques. Cette plage de sable blanc immaculé attire particulièrement les jeunes adultes et les passionnés de sports de glisse grâce à ses vagues puissantes et régulières. Les conditions de baignade y sont strictement encadrées par un dispositif de surveillance renforcé incluant des maîtres-nageurs sauveteurs présents quotidiennement pendant les heures d’affluence.
Les courants marins à Boucan Canot nécessitent une vigilance particulière, notamment en dehors de la zone de baignade délimitée par des bouées de sécurité. La configuration géologique de cette plage, dépourvue de barrière corallienne protectrice, expose directement les baigneurs aux houles du large et aux courants de dérive. Les autorités locales recommandent fortement de respecter la signalisation mise en place et de ne jamais s’aventurer au-delà des limites autorisées, particulièrement pendant les périodes de forte houle.
Équipements nautiques disponibles aux roches noires pour sports aquatiques
La plage des Roches Noires, adjacente au port de plaisance de Saint-Gilles, se distingue par son accessibilité et sa proximité avec les infrastructures nautiques de la station balnéaire. Cette plage tire son nom des formations rocheuses volcaniques qui émergent dans sa partie nord, créant un paysage contrasté entre le noir basaltique et le sable blanc. L’emplacement stratégique de cette plage, à deux pas du centre-ville, en fait un point de départ idéal pour diverses activités aquatiques.
Les équipements disponibles aux Roches Noires incluent des centres de location de matériel nautique proposant planches à voile, kayaks
de mer, stand up paddle ou encore bodyboard, adaptés aux conditions spécifiques de cette portion de côte. Plusieurs clubs nautiques proposent également des sorties encadrées en kayak transparent ou en bateau à fond de verre, permettant d’observer les fonds marins à proximité immédiate de la plage tout en restant dans des zones strictement autorisées. Pour les amateurs de glisse encadrée, des écoles de surf reconnues initient les débutants dans les créneaux et secteurs validés par les autorités, en fonction de l’état de la mer et de la réglementation en vigueur.
La présence du port de plaisance à quelques mètres facilite l’accès à d’autres loisirs balnéaires : excursions d’observation des dauphins et baleines en saison, sorties de pêche au gros, plongée sous-marine ou balades en catamaran au coucher du soleil. Les infrastructures côtières sont complétées par des douches publiques, des sanitaires, des parkings et plusieurs restaurants et bars de plage qui prolongent l’expérience balnéaire en fin de journée. Vous pouvez ainsi alterner baignade surveillée, sports aquatiques et moments de détente en terrasse, sans avoir à reprendre la voiture.
Surveillance requin et dispositifs de protection SHARK sur les plages de Saint-Gilles
Depuis le début des années 2010, la gestion du risque requin à La Réunion a conduit à la mise en place d’un dispositif global de surveillance et de protection, particulièrement développé sur les plages de Saint-Gilles. Les sites de Boucan Canot et des Roches Noires font partie des zones dites expérimentales, équipées de filets de protection et intégrées au programme SHARK (Sécurisation des Hauts lieux Aquatiques Réunionnais par la Réduction du Risque). Ce programme associe mesures techniques, suivi scientifique et présence humaine renforcée pour sécuriser la pratique des loisirs balnéaires.
Concrètement, la protection repose sur une combinaison de filets anti-requins régulièrement inspectés, de vigies en mer, de maîtres-nageurs sauveteurs formés au risque requin et, ponctuellement, de moyens de surveillance aérienne comme les drones. Des protocoles stricts prévoient la fermeture immédiate de la baignade en cas d’anomalie : dégradation d’un filet, observation suspecte, conditions météorologiques défavorables ou baisse de visibilité sous-marine. Vous le verrez rapidement sur place : si le drapeau rouge est hissé, l’accès à l’eau est interdit, même si la mer semble calme.
Les autorités rappellent que ces dispositifs réduisent le risque sans jamais le supprimer totalement, ce qui implique une vigilance permanente de la part des usagers. Avant chaque séance de baignade ou d’activité nautique, il est recommandé de consulter les informations affichées aux postes de secours et de vérifier la couleur du drapeau ainsi que l’état de fonctionnement des filets. En pratique, suivre ces indications et rester dans les zones surveillées permet de profiter des loisirs balnéaires réunionnais dans un cadre maîtrisé, comparable à celui d’autres grandes destinations touristiques exposées à une faune marine importante.
Accessibilité PMR et infrastructures touristiques de la côte balnéaire ouest
La côte ouest réunionnaise a engagé depuis plusieurs années une démarche progressive d’accessibilité afin de rendre les loisirs balnéaires plus inclusifs. Sur certaines plages du lagon, notamment à La Saline-les-Bains avec la plage labellisée Handiplage « Les Dauphins », des aménagements spécifiques permettent aux personnes à mobilité réduite de profiter du bord de mer dans des conditions optimales. On y trouve des rampes d’accès, des zones stabilisées pour les fauteuils roulants, des sanitaires adaptés ainsi que la mise à disposition ponctuelle de fauteuils amphibies Tiralo pour la mise à l’eau accompagnée.
À Saint-Gilles, les fronts de mer ont été en grande partie aménagés avec des trottoirs élargis, des cheminements continus et des passages piétons sécurisés, facilitant la circulation des familles avec poussettes comme des publics à mobilité réduite. Les parkings proches des plages comportent des places réservées, et de nombreux établissements touristiques (hôtels, bars, restaurants) se conforment progressivement aux normes d’accessibilité PMR. Pour préparer votre séjour balnéaire en toute sérénité, il est conseillé de vérifier en amont auprès des offices de tourisme ou directement auprès des hébergeurs le niveau d’accessibilité des infrastructures.
Les services de secours et de surveillance, très structurés sur la façade ouest, complètent ce dispositif en assurant une prise en charge rapide en cas de besoin. Les postes de secours sont généralement équipés pour accueillir différents publics et disposent de moyens de communication directs avec le SAMU et la gendarmerie maritime. Cette combinaison d’aménagements, de services et de formations spécifiques contribue à faire de la côte ouest réunionnaise une destination balnéaire adaptée à un large éventail de voyageurs, des familles aux seniors en passant par les personnes en situation de handicap.
Activités subaquatiques dans le lagon de l’hermitage et Saline-les-Bains
À quelques kilomètres au sud de Saint-Gilles, le lagon de l’Hermitage et celui de La Saline-les-Bains offrent un tout autre visage des loisirs balnéaires réunionnais. Ici, la barrière corallienne forme un véritable cocon naturel qui protège des houles du large et crée des conditions de baignade calmes, idéales pour les familles et pour la découverte en douceur des fonds marins. Les eaux peu profondes, rarement au-dessus de la taille d’un adulte sur une large zone, permettent la pratique de la plongée libre en palmes-masque-tuba dans un environnement à la fois sécurisé et riche en biodiversité.
Ces lagons sont intégrés à la Réserve Naturelle Marine de La Réunion, un espace protégé qui encadre les activités nautiques afin de préserver les écosystèmes coralliens. Vous pourrez ainsi observer, à quelques mètres du rivage, une multitude de poissons tropicaux multicolores, des concombres de mer, des bénitiers et, avec un peu de chance, quelques tortues marines en quête de nourriture. Pour profiter pleinement de ces activités subaquatiques sans impacter le milieu, des sentiers sous-marins balisés et des zones de baignade délimitées guident les visiteurs vers les secteurs les plus adaptés.
Sites de plongée libre dans la réserve naturelle marine de l’hermitage
Le lagon de l’Hermitage concentre plusieurs sites de plongée libre particulièrement accessibles, où il suffit d’enfiler un masque, un tuba et une paire de palmes courtes pour se retrouver plongé dans un véritable aquarium à ciel ouvert. Les zones situées en face de la plage de l’Ermitage-les-Bains, notamment près des accès surveillés, sont parmi les plus fréquentées en raison de leur facilité d’accès et de la richesse de la faune corallienne. Les herbiers et patates de corail se succèdent sur un fond sableux clair qui améliore la visibilité, surtout le matin lorsque la lumière est douce.
Plus au sud, vers La Saline-les-Bains et Trou d’Eau, la profondeur augmente légèrement mais reste adaptée à la pratique du snorkeling familial. Certains opérateurs touristiques ont installé des bouées d’observation et des parcours pédagogiques permettant de suivre un itinéraire subaquatique simple tout en découvrant les principaux habitants du récif grâce à des panneaux explicatifs. Vous vous demandez si ces sites conviennent aux enfants ? Sous la surveillance d’un adulte, avec un gilet de flottaison ou une frite en mousse, les jeunes nageurs peuvent profiter en toute sécurité de ces espaces protégés, à condition de rester dans les zones autorisées.
Pour limiter la pression sur les secteurs les plus sensibles, la réserve marine recommande de varier les points d’entrée dans l’eau et de ne pas concentrer les groupes au même endroit. Les offices de tourisme et les clubs de plongée locaux peuvent vous indiquer les sites du lagon les moins fréquentés, particulièrement appréciables en haute saison. Respecter ces recommandations, c’est un peu comme partager un secret : plus on prend soin du récif, plus il aura de chances de rester spectaculaire pour les prochaines générations de visiteurs.
Observation de la faune corallienne endémique du récif frangeant réunionnais
La Réunion abrite un récif frangeant dont une partie des espèces est endémique ou présente des variantes locales uniques de l’océan Indien occidental. En vous aventurant en plongée libre dans le lagon de l’Hermitage ou de La Saline, vous croiserez souvent des demoiselles bleues, des poissons-papillons, des poissons-perroquets, des chirurgiens à la robe bleutée et des labres aux couleurs chatoyantes. Ces poissons de récif forment de véritables nuages mouvants autour des coraux, offrant un spectacle permanent qui ne nécessite aucune expérience préalable en plongée.
Le récif corallien lui-même se compose de différentes formes : coraux branchus, coraux massifs en boule, tables coralliennes qui s’étendent comme de petites plateformes au-dessus du sable. À la manière d’une ville sous-marine, chaque recoin abrite une faune spécifique : dans les failles se cachent des crabes et murènes, tandis que les zones d’herbiers accueillent des juvéniles et des invertébrés comme les oursins et les holothuries. Les tortues vertes, protégées par la réglementation, fréquentent régulièrement ces lagons pour y brouter les algues et se reposer à proximité des patates de corail.
Pour une observation responsable, il est essentiel de garder une distance suffisante avec les animaux et de ne jamais tenter de les toucher ou de les nourrir. Imaginez le récif comme un musée vivant : vous pouvez le contempler longuement, mais sans jamais manipuler les œuvres. En pratique, cela signifie éviter de poser les pieds ou les palmes sur les coraux, de retourner les pierres ou de prélever des coquillages. En adoptant ces réflexes, vous contribuez directement à la préservation de la faune corallienne endémique tout en profitant d’une expérience d’observation authentique.
Techniques de palmes-masque-tuba adaptées aux eaux tropicales du lagon
Pour profiter pleinement de la plongée libre dans les lagons réunionnais, quelques techniques simples peuvent faire toute la différence, tant en matière de confort que de sécurité. Les eaux tropicales chaudes permettent de rester longtemps en immersion, mais il est recommandé d’utiliser un t-shirt anti-UV ou un lycra pour se protéger du soleil, dont la réverbération à la surface de l’eau est particulièrement intense. Une paire de palmes courtes suffit amplement dans ces zones peu profondes : elles offrent une propulsion douce tout en limitant le risque de contact involontaire avec les coraux.
En termes de technique de nage, l’idéal est d’adopter un battement lent et régulier, en gardant les jambes presque tendues et en évitant les mouvements de ciseaux trop amples. Cette nage économique limite la fatigue, réduit les éclaboussures en surface et dérange moins les poissons, qui continueront alors à vaquer à leurs occupations comme si vous n’étiez pas là. Pour respirer confortablement au tuba, prenez le temps de régler correctement la jupe de votre masque et de tester votre équipement dans une zone où vous avez pied avant de vous éloigner un peu plus du rivage.
Vous débutez ou vous n’êtes pas à l’aise en milieu marin ? Des clubs et prestataires locaux proposent des sorties de snorkeling encadrées, avec prêt de matériel et accompagnement pédagogique. C’est une excellente manière d’apprendre les bons gestes dès le départ, un peu comme prendre un premier cours de ski avant de s’aventurer sur les pistes les plus accessibles. En suivant un guide, vous découvrirez également des secteurs moins évidents à repérer seuls, ainsi que de nombreuses anecdotes sur les espèces observées.
Centres de plongée sous-marine PADI certifiés à Saline-les-Bains
Au-delà de la plongée libre, la région de La Saline-les-Bains et de Saint-Gilles concentre plusieurs centres de plongée sous-marine certifiés PADI, qui figurent parmi les plus réputés de l’océan Indien. Ces structures professionnelles proposent des baptêmes de plongée dans le lagon ou en dehors de la barrière de corail, des formations allant du niveau débutant Open Water Diver aux cursus plus avancés, ainsi que des plongées d’exploration sur des récifs extérieurs et des tombants riches en vie marine. L’encadrement se fait en petits groupes, avec du matériel contrôlé et des briefings de sécurité systématiques.
Les sites accessibles en plongée bouteille au départ de La Saline-les-Bains permettent d’observer une biodiversité encore plus impressionnante que dans le lagon, avec des bancs de carangues, des raies, des tortues et parfois des requins de récif inoffensifs pour l’être humain. Les clubs travaillent en lien avec les autorités et la réserve marine pour adapter leurs itinéraires aux conditions de sécurité en vigueur, notamment en ce qui concerne la gestion du risque requin et les restrictions temporaires éventuelles. Vous serez systématiquement informé des règles à respecter et des consignes de comportement sous l’eau.
Que vous souhaitiez simplement découvrir la plongée sous-marine lors d’un baptême ou profiter de votre séjour pour valider une certification PADI, il est conseillé de réserver vos sorties à l’avance, en particulier pendant l’hiver austral (mai à octobre), période où la visibilité est souvent excellente et où l’affluence touristique augmente. Les centres de plongée peuvent également vous conseiller sur la meilleure période de la journée pour sortir, en fonction de l’état de la mer, des courants et de votre niveau d’expérience, afin de faire de votre immersion une expérience à la fois sûre et mémorable.
Sports nautiques motorisés : jet-ski et parachute ascensionnel à Saint-Leu
Plus au sud sur la côte ouest, la baie de Saint-Leu est devenue un terrain de jeu privilégié pour les amateurs de sports nautiques motorisés encadrés. Si le front de mer est connu pour son spot de surf et son lagon propice au snorkeling, on y trouve également plusieurs opérateurs proposant des randonnées en jet-ski et du parachute ascensionnel. Ces activités se déroulent dans un cadre réglementé, avec des itinéraires précis et des zones de navigation définies afin de limiter les conflits d’usage avec les autres pratiquants du littoral.
Les randonnées en jet-ski, encadrées par des moniteurs diplômés, permettent de longer la côte et d’admirer les falaises basaltiques, la Pointe au Sel ou encore la savane du Cap La Houssaye depuis le large, tout en restant dans des secteurs autorisés. Selon la formule choisie, vous pouvez conduire votre machine (avec ou sans permis selon le cadre proposé) ou embarquer en tant que passager. Le briefing de départ insiste sur les distances de sécurité à respecter, les limitations de vitesse et les consignes de respect de la faune marine, notamment en période de présence des baleines.
Le parachute ascensionnel offre pour sa part une vue spectaculaire sur le lagon, les reliefs de l’Ouest et les coulées volcaniques fossilisées qui se jettent dans l’océan. Harnaché à un parachute relié à un bateau, vous êtes progressivement hissé dans les airs, parfois jusqu’à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la surface. Cette activité, accessible à un large public, est particulièrement prisée au coucher du soleil, lorsque le ciel se teinte d’orange et de pourpre. Vous vous demandez si elle est compatible avec la préservation de l’environnement ? Les opérateurs limitent les créneaux d’activité, respectent des corridors de navigation et adaptent leurs trajectoires pour éviter les zones sensibles, notamment en présence de cétacés.
Comme pour toutes les activités motorisées en mer à La Réunion, la réglementation impose des règles strictes de sécurité et de cohabitation avec les autres usagers. Les sorties se déroulent en dehors des zones de baignade et des lagons, dans la bande littorale autorisée, avec une surveillance constante des conditions de mer et des bulletins météorologiques. En choisissant un prestataire déclaré et expérimenté, vous avez l’assurance d’évoluer dans un cadre professionnel, où la recherche de sensations fortes reste compatible avec un haut niveau d’exigence en matière de sécurité.
Plages sauvages de la côte sud : grande anse et petite anse
En quittant la côte ouest pour rejoindre le Sud, les paysages littoraux de La Réunion changent radicalement de visage. Les plages de Grande Anse et de Petite Anse, situées entre Saint-Pierre et Saint-Joseph, offrent un décor plus sauvage, marqué par des falaises, des cocotiers et, parfois, de puissantes houles australes. Ici, les loisirs balnéaires prennent une dimension plus contemplative : on vient autant pour le pique-nique en famille, les promenades en bord de mer ou les séances photo que pour la baignade proprement dite.
La plage de Grande Anse est souvent citée comme l’une des plus belles de l’île, avec son ruban de sable blanc bordé de palmiers et de filaos. Toutefois, la baignade en pleine mer y est généralement déconseillée, voire interdite, en raison de courants forts et de vagues puissantes. Pour permettre aux visiteurs de se rafraîchir en toute sécurité, un bassin d’eau de mer aménagé à une extrémité de la plage offre une alternative contrôlée, particulièrement appréciée des familles avec jeunes enfants. Des aires de pique-nique ombragées, des jeux pour enfants et un espace de promenade complètent le dispositif.
Petite Anse, plus confidentielle, se niche dans une crique protégée par des roches volcaniques qui lui confèrent un charme intimiste. La baignade y reste néanmoins soumise aux mêmes règles de prudence que sur le reste du littoral sud, avec une vigilance accrue vis-à-vis des courants et de la houle. On s’y rend souvent pour admirer les vagues se briser sur les falaises, observer les pêcheurs traditionnels ou simplement profiter du contraste saisissant entre le noir du basalte et le bleu profond de l’océan. Dans ces secteurs, la mer se contemple au moins autant qu’elle se pratique.
Pour profiter de ces plages sauvages en toute sécurité, il est essentiel de respecter la signalisation, de ne pas s’éloigner du rivage et de renoncer à la baignade dès que les conditions se dégradent. Pensez aussi à emporter de quoi vous protéger du soleil, qui tape fort sur ces zones largement dégagées, et à prévoir suffisamment d’eau, car les services et commerces y sont moins présents que sur la côte ouest balnéaire. En retour, vous bénéficierez d’une atmosphère plus calme, propice à la déconnexion et à l’observation d’une nature littorale encore préservée.
Thermalisme marin et thalassothérapie dans les stations balnéaires réunionnaises
Si La Réunion n’est pas une destination thermale à proprement parler comme certaines régions métropolitaines, elle développe néanmoins une offre de bien-être fondée sur les bienfaits de l’eau de mer et du climat tropical. Plusieurs hôtels de la côte ouest, notamment entre Boucan Canot, Saint-Gilles-les-Bains et La Saline-les-Bains, proposent des espaces spa inspirés de la thalassothérapie, avec piscines d’eau de mer chauffées, jets hydromassants, douches à affusion, enveloppements d’algues et massages relaxants. Ces services s’inscrivent dans une logique de thermalisme marin adapté aux spécificités de l’île.
Le principe est simple : utiliser l’eau de mer, riche en minéraux et oligo-éléments, combinée à l’air iodé, au soleil et aux températures clémentes pour favoriser la détente musculaire, la récupération physique et le bien-être général. Après une randonnée exigeante dans les cirques ou une sortie sportive en mer, une séance de balnéothérapie permet de relâcher les tensions et de prévenir les courbatures. À cela s’ajoute l’utilisation ciblée de produits locaux – huiles essentielles, fleurs tropicales, vanille, coco – qui viennent enrichir les protocoles de soins et donner une dimension sensorielle typiquement réunionnaise.
La plupart de ces centres sont accessibles aux non-résidents des hôtels, sur réservation, sous forme de demi-journées ou de cures plus complètes associant soins marins, activités physiques douces (yoga, aquagym, stretching) et conseils nutritionnels. Vous rêvez d’alterner bains de lagon et parenthèses bien-être ? Il est tout à fait possible de construire un séjour combinant journées d’excursions, loisirs balnéaires et moments de thalasso, en profitant du faible rayon de déplacement entre les différentes stations balnéaires. Cette approche globale du tourisme de santé, encore en développement sur l’île, s’appuie sur la réputation croissante des thérapies marines pour lutter contre le stress et la fatigue chronique.
Dans une logique de qualité, ces établissements s’alignent sur les standards internationaux en matière d’hygiène, de qualification du personnel et de gestion de l’eau de mer, fréquemment renouvelée et filtrée. Avant de réserver, n’hésitez pas à consulter les avis et à vérifier les labels ou certifications éventuels, gages de sérieux. À l’image d’un pont entre le monde médical et le loisir haut de gamme, le thermalisme marin réunionnais complète l’offre des loisirs balnéaires en proposant une autre façon de tirer parti des ressources de l’océan Indien.
Réglementation environnementale et préservation des écosystèmes littoraux
Les côtes réunionnaises abritent des écosystèmes fragiles – récifs coralliens, herbiers, forêts littorales, zones humides – qui ont conduit les autorités à mettre en place une réglementation environnementale particulièrement stricte. La création de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion, qui couvre une grande partie des lagons de la côte ouest, en est l’exemple le plus emblématique. Cette réserve encadre les usages du littoral : zones de mouillage réglementées, interdiction de la pêche dans certains secteurs, limitations des ancrages, contrôle des pratiques de plongée et de snorkeling afin de réduire l’impact sur les coraux et la faune associée.
Pour les usagers, cela se traduit par des règles simples mais essentielles : ne pas marcher sur les coraux, ne pas prélever de sable, de roches, de coquillages ou d’organismes vivants, ne pas nourrir les poissons et ne jamais jeter de déchets en mer ou sur la plage. Des panneaux explicatifs, souvent installés à l’entrée des principaux sites balnéaires, détaillent ces consignes et rappellent les sanctions encourues en cas d’infraction. À l’image d’une charte du visiteur, ces recommandations visent à concilier l’attrait touristique de l’île avec la sauvegarde de ses écosystèmes littoraux.
La gestion du risque requin, la protection des tortues marines et la lutte contre l’érosion côtière font également l’objet de politiques spécifiques. Par exemple, certaines zones de ponte des tortues sont balisées et rendues inaccessibles au public, tandis que des programmes de sensibilisation expliquent l’importance de limiter l’éclairage nocturne en bord de mer. De même, des travaux de restauration de la végétation littorale (filaos, veloutiers, manioc marron) sont engagés pour stabiliser les dunes et réduire l’impact des houles cycloniques sur les plages.
En tant que visiteur, vous avez un rôle clé à jouer dans cette dynamique de préservation. Adopter des gestes simples – utiliser une crème solaire respectueuse des coraux, ramener vos déchets, respecter les sentiers balisés, éviter le piétinement des zones végétalisées – contribue à la protection durable des sites que vous êtes venu admirer. On peut comparer cela à une randonnée en montagne : plus chacun reste sur le sentier et respecte la flore, plus le paysage reste intact. En appliquant cette logique au littoral, vous participez à la transmission d’un patrimoine naturel d’exception, tout en continuant à profiter des loisirs balnéaires qui font la renommée de La Réunion.